Un catalogue de stock ne calcule aucune marge. Si votre tableau de bord en affiche une, demandez-lui d'où viennent les sorties. Pendant ce temps, la marge brute du panel comptable a perdu 0,77 point en un an, de 28,34 % à 27,57 % du chiffre d'affaires hors taxes, et savoir cela ne vous dit toujours pas quelle ligne d'achat revoir lundi matin.
Ce qu'il faut fournir, et pourquoi le stock ne suffit pas
La contrainte est comptable avant d'être technique. Une marge se calcule sur des sorties, pas sur un état de stock. Il faut donc des ventes datées, avec quantité, prix net hors taxes et coût des produits vendus. À défaut, une reconstitution en coût unitaire moyen pondéré est possible, mais elle exige les inventaires, les achats et des mouvements complets.
C'est la raison pour laquelle un export de catalogue, si détaillé soit-il, ne produit aucune marge exploitable. Il donne des prix, pas des sorties. Beaucoup de tableaux de bord officinaux s'arrêtent à cette confusion et affichent une marge théorique sur des produits qui ne sont jamais sortis.
Pour aller plus loin que la marge, les conditions d'achat, les avoirs et les disponibilités déclarées permettent de rapprocher chaque ligne de son contrat. C'est ce qui transforme un écart de prix en question précise posée au fournisseur.
Le cadre technique, annoncé sans promesse de compatibilité
L'analyse accepte des fichiers CSV avec une correspondance configurable des colonnes, dans la limite de 100 000 lignes et 32 méga-octets par analyse. Cette correspondance vise les exports des différents logiciels de gestion d'officine.
Une phrase de la documentation produit mérite d'être lue deux fois par tout titulaire qui a déjà entendu une promesse d'intégration : chaque format LGO réel reste à valider ; aucune connexion native automatique ni certification LGO. Autrement dit, l'outil ne se branche pas sur votre logiciel. Il lit ce que vous en exportez, et la première analyse sert aussi à vérifier que votre format passe.
Ce n'est pas un défaut caché, c'est une limite annoncée. Elle a une conséquence pratique : prévoyez une première passe sur une période et un rayon documentés, plutôt que sur l'année entière.
Marge, contribution, bénéfice : trois choses différentes
C'est le point où la plupart des lectures dérapent, et l'outil le dit lui-même plutôt que de laisser l'ambiguïté travailler en sa faveur.
La marge commerciale se situe avant les charges d'exploitation. Elle ne dit rien de votre résultat. La contribution va un cran plus loin : elle déduit les coûts directs explicitement attribuables et complets, mais elle n'est pas le bénéfice non plus. Aucune des deux ne devient un résultat net sans passer par les loyers, la masse salariale et les charges financières.
Cette distinction n'est pas un scrupule d'expert-comptable. Un produit à forte marge commerciale peut détruire de la contribution s'il immobilise du stock et de la trésorerie. C'est exactement ce que l'analyse cherche à faire apparaître : les produits vraiment rentables, et le stock qui mobilise votre trésorerie sans rien rapporter.
| Ce que vous voulez savoir | Ce qu'il faut fournir | Ce que vous obtenez |
|---|---|---|
| Quels achats revoir | Achats datés, conditions, avoirs, disponibilités déclarées | Des écarts à examiner, rapprochés du même code produit et d'un contrat identifié |
| Quels produits contribuent | Ventes datées avec quantité, prix net HT et coût des produits vendus | Une contribution par produit ou par catégorie |
| Quel stock immobilise la trésorerie | Inventaires et mouvements complets, pour une reconstitution CUMP | Les lignes qui dorment, distinguées de celles qui tournent |
| Ce que vous ne pouvez pas obtenir | Un catalogue de stock seul | Rien d'exploitable : pas de sorties, donc pas de marge |
Une analyse, une version, et un support qui voit la même chose
Le détail paraît administratif, il est déterminant en cas de doute sur un chiffre. L'analyse enregistrée est recalculée par le serveur, et non figée dans un export local. Vos profils de colonnes sont réutilisables d'une période à l'autre, ce qui rend deux périodes réellement comparables.
Si vous demandez de l'aide, le support consulte cette même version, après votre autorisation, par un accès nominatif, temporaire et révocable, et vous laisse une note dans votre espace. Vous gardez donc la main sur l'accès, et la conversation porte sur les mêmes chiffres. C'est la différence entre un support qui vous demande de renvoyer un fichier et un support qui voit ce que vous voyez.
La fonction est disponible à partir de l'offre Essentiel, à 149 euros hors taxes par mois pour trois membres. Il s'agit d'un tarif de référence : les données, le périmètre et les conditions restent à confirmer avant activation.
Ce que vous devez faire, et dans quel ordre
Trois actions, dont la première se fait sans compte.
- Testez le raisonnement avant d'importer. Trois cas fictifs sont accessibles sans compte et utilisent le moteur de l'analyse économique. Aucun résultat d'officine réelle n'y est affiché. Cela permet de juger la lecture avant d'engager l'extraction de vos données.
- Vérifiez ce que votre LGO sait exporter. Avant toute chose, regardez si vous obtenez des ventes datées avec le coût des produits vendus. Si vous n'avez qu'un catalogue, la question à traiter est celle de l'export, pas celle de l'outil.
- Commencez sur une période et un rayon documentés. Une première passe restreinte valide votre format, votre correspondance de colonnes et votre lecture, avant d'étendre. Puis comparez vos résultats à ce que vous savez déjà de ce rayon.
Un dernier repère de méthode. Un écart repéré n'est pas une économie : il est historique et théorique, et la disponibilité, l'éligibilité et les règles applicables restent à confirmer avant toute commande. Ce que l'analyse produit, ce sont des questions précises et les preuves pour les poser.
Avant d’exporter quoi que ce soit
Jugez la lecture avant d’engager vos données
Trois cas fictifs, sans compte, qui utilisent le moteur de l'analyse économique. Aucun résultat d'officine réelle n'y est affiché : vous jugez le raisonnement, pas une promesse.
CSV jusqu’à 100 000 lignes et 32 Mo par analyse. Aucune connexion native ni certification LGO.